Conseil banque
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Octobre est le mois européen de la cybersécurité, le Cybermois. L’occasion de faire le point sur les escroqueries au paiement, qui se multiplient à l’approche des périodes de forts achats en ligne, Black Friday, fêtes de fin d’année, soldes…
Les achats et les démarches en ligne font désormais partie du quotidien. Les escroqueries qui les accompagnent aussi : faux SMS, faux sites, appels téléphoniques, demandes de paiement urgentes prennent des formes de plus en plus convaincantes.
La bonne nouvelle, c’est que la quasi-totalité de ces arnaques repose sur les deux mêmes ressorts : l’urgence et la confiance accordée à un expéditeur que vous pensez connaître. Apprendre à les reconnaître permet déjà d’éviter de nombreux pièges.
Vous recevez un SMS ou un e-mail qui semble provenir de votre banque ou de votre établissement de paiement. Le lien mène vers un site qui en reprend fidèlement l’apparence, dans le seul but de récupérer vos identifiants et vos données de carte.
Le bon réflexe : ne cliquez pas sur le lien. Connectez-vous directement depuis l’application ou en tapant vous-même l’adresse officielle. Si le message évoque une opération suspecte, vous la retrouverez dans votre application sinon, c’est qu’elle n’existe pas.
Un message légitime de votre établissement ne vous demandera jamais de saisir vos identifiants depuis un lien.
Pour aller plus loin : Comment se protéger du phishing
C’est aujourd’hui l’escroquerie la plus coûteuse pour les victimes. Un fraudeur vous appelle en se présentant comme un conseiller de votre banque, souvent après avoir récupéré vos coordonnées et certaines informations sur vos comptes grâce à une technique de phishing. Cela lui permet de rendre son appel plus crédible.
Il évoque une opération frauduleuse en cours et vous demande d’agir immédiatement : valider une notification dans votre application, communiquer un code reçu par SMS, ou transférer vos fonds vers un « compte sécurisé ».
Le ressort de cette arnaque, c’est la pression. Le fraudeur crée un sentiment d’urgence pour vous pousser à agir rapidement, sans vous laisser le temps de réfléchir ou de vérifier ses propos. Ne cédez pas à la précipitation : interrompez les manipulations, raccrochez et prenez le temps de vérifier la situation.
À retenir : aucun établissement ne vous demandera par téléphone de communiquer un code de sécurité, de valider une opération que vous n’avez pas initiée ou de transférer votre argent.
Ne vous fiez pas non plus au numéro qui s’affiche : celui-ci peut être usurpé. En cas de doute, raccrochez et contactez vous-même votre établissement via son numéro officiel.
Une promotion exceptionnelle, un produit très recherché à moitié prix : certaines offres sont trop belles pour être vraies. Une fois le paiement effectué, la commande n’arrive jamais ou, plus discrètement, les données de votre carte sont récupérées pour être réutilisées plus tard.
Avant de commander, vérifiez l’adresse exacte du site, les mentions légales, les conditions de vente et les avis publiés ailleurs que sur le site lui-même. Une recherche du nom du marchand suivi du mot « arnaque » donne souvent la réponse en quelques secondes.
Un réflexe qui change tout : pour un achat sur un site que vous ne connaissez pas, utilisez une carte virtuelle à usage unique. Elle vous permet de payer normalement, et ses coordonnées ne peuvent pas être réutilisées ensuite. Même si le site est malveillant ou se fait pirater, vos données réelles ne circulent jamais.
Pour aller plus loin : Comment savoir si un site est sécurisé pour le paiement
« Votre colis est bloqué. » « Il reste 2,99 euros de frais à régler. » Ces messages paraissent anodins, et le montant demandé est volontairement dérisoire pour ne pas éveiller l’attention. Le lien mène vers une fausse page de paiement qui récupère vos coordonnées bancaires.
Si vous attendez réellement un colis, passez par le site ou l’application du transporteur, jamais par le lien reçu.
Le péage en flux libre, un exemple à connaître. Avec le développement des autoroutes sans barrière, de faux SMS peuvent vous réclamer le règlement urgent d’un péage, avec un lien vers un site frauduleux. Si vous avez réellement emprunté une autoroute en flux libre, ne passez pas par le lien reçu : vérifiez directement les modalités de paiement auprès du concessionnaire concerné.
Le règlement peut notamment s’effectuer sur son site officiel ou, pour les autoroutes concernées, dans un point de paiement FDJ agréé Nirio. Il suffira d’indiquer votre plaque d’immatriculation aux commerçants détaillants.
Pour aller plus loin : Payer son péage
Un QR code peut rediriger vers une fausse page de paiement. On les trouve collés par-dessus les vrais, sur des bornes de recharge ou des horodateurs, ou envoyés par message et par courrier.
Scanner un QR code ne dit rien de la fiabilité du site derrière. Le réflexe est donc simple : vérifiez toujours l’adresse du site affichée après le scan, avant de saisir la moindre information. Méfiez-vous particulièrement des QR codes reçus par message, et de ceux collés en évidence dans les lieux publics.
Tous les QR codes ne se valent pas, et certains signes permettent de repérer une anomalie.
Prenons l’exemple du service Nirio Factures : vous scannez le QR code présent sur votre facture depuis l’application Nirio. Ce scan n’ouvre aucun site web : l’application génère un nouveau code, que vous présentez ensuite à un commerçant du réseau FDJ agréé Nirio. Aucune donnée bancaire n’est saisie sur une page web.
À l’inverse, si vous recevez par SMS un QR code qui semble provenir de Nirio, méfiance : il s’agit d’une tentative de fraude. Nirio n’envoie jamais de QR code par message.
Vous découvrez sur votre relevé un paiement que vous n’avez pas effectué, parfois quelques euros seulement, parfois beaucoup plus. Comment est-ce possible ? Votre carte n’a pas été volée : ce sont ses numéros qui ont été copiés. Ils ont pu être récupérés lors d’un achat sur un faux site, saisis sur une fausse page de paiement après un SMS frauduleux, ou dérobés chez un commerçant en ligne victime d’un piratage. Les escrocs s’en servent ensuite pour payer à votre place, souvent plusieurs semaines plus tard, en testant d’abord de petits montants pour vérifier que la carte fonctionne toujours.
Réagissez vite : faites bloquer votre carte, contestez l’opération auprès de votre établissement, et surveillez vos autres comptes.
Quelques habitudes limitent nettement le risque : activez les notifications de votre banque pour être alerté à chaque opération, ajustez les plafonds de paiement à vos besoins, et consultez régulièrement votre historique de transactions plutôt qu’une fois par mois.
Pour aller plus loin : Éviter la fraude à la carte bancaire en ligne
Vous recevez une demande de virement urgente qui semble venir de quelqu’un que vous connaissez. C’est tout le piège : vous ne voyez pas l’escroc, vous voyez un nom familier.
Trois cas de figure reviennent. Le compte WhatsApp, Messenger ou la boîte mail d’un proche a été piraté, et le message part réellement de chez lui. Autre possibilité : le message arrive d’un numéro inconnu, avec l’explication comme « j’ai changé de téléphone ». Enfin, l’escroc peut s’immiscer dans un échange bien réel avec un vendeur entre particuliers, un artisan ou une entreprise. La variante la plus coûteuse : un e-mail annonçant un changement de coordonnées bancaires juste avant le règlement d’une facture que vous attendiez.
Pensez à toujours vérifier l’identité du demandeur et ses coordonnées bancaires avant tout virement. Face à un changement de RIB ou à une demande inhabituelle, contactez directement la personne ou l’entreprise par un numéro que vous connaissez déjà, jamais celui indiqué dans le message.
Une fois exécuté, un virement ne peut plus être annulé. Et dans le cas d’un virement instantané, les fonds sont transférés en quelques secondes. Mieux vaut donc vérifier attentivement les informations avant de valider.
Avant de cliquer ou de payer, prenez quelques secondes :
Une seule réponse inquiétante suffit à justifier une vérification. L’urgence est l’un des principaux leviers utilisés par les fraudeurs : prendre quelques secondes pour vérifier est déjà un bon réflexe de protection.
Nirio ne vous demandera jamais, par téléphone, SMS ou e-mail :
En cas de doute sur un message se présentant comme venant de Nirio, ne répondez pas et consultez nos conseils pour prévenir la fraude au paiement.
Vous avez communiqué vos informations, cliqué sur un lien suspect ou repéré un paiement inhabituel ? Agissez rapidement.
Selon la situation, un dépôt de plainte peut être nécessaire, notamment en cas d’usurpation d’identité ou si votre établissement vous le demande pour traiter votre contestation. Vous pouvez porter plainte dans un commissariat, une brigade de gendarmerie ou en ligne. À noter : un signalement sur Perceval ne nécessite pas de dépôt de plainte.
Les modalités de contestation et de remboursement appliquées par votre banque figurent dans vos conditions contractuelles.
Se protéger des escroqueries tient à quelques réflexes, mais aussi aux outils dont vous disposez.
Nirio Compte vous donne un RIB français et une carte Visa virtuelle disponible dès l’inscription, avec le suivi de vos opérations dans l’application et des notifications pour suivre vos paiements.
Comme aucun découvert n’est autorisé sur le compte, le montant pouvant être débité reste limité au solde disponible.
Nirio Compte Plus, à 3,99 € par mois, vous permet d'avoir une carte Visa physique et des fonctionnalités avancées de gestion de budget. Et comme pour Nirio Compte, aucun découvert n’est autorisé sur le compte, le montant pouvant être débité reste limité au solde disponible.
Sur Nirio Compte comme sur Nirio Compte Plus, vous pouvez également générer une carte virtuelle éphémère. Leurs coordonnées n’étant valables que pour un achat, elles ne peuvent pas être réutilisées par la suite. Un bon réflexe pour vos achats en ligne, que vous connaissiez bien le site marchand ou que vous l’utilisiez pour la première fois. ( 0,50 € par carte sur Nirio Compte / gratuit sur Nirio Compte Plus).
Que faire immédiatement après une arnaque au paiement en ligne ? Si votre carte est concernée, faites immédiatement opposition auprès de votre établissement, depuis l’application lorsque cette fonctionnalité est disponible. Chez Nirio, vous pouvez faire opposition directement depuis l’application. Contestez ensuite l’opération auprès de votre établissement, par écrit. Changez les mots de passe concernés et conservez toutes les preuves. Vous pourrez alors signaler l’escroquerie : au 33 700 s’il s’agit d’un SMS, ou sur Perceval pour une fraude à la carte, à condition d’être toujours en possession de celle-ci.
Comment reconnaître un faux SMS ? Trois signaux reviennent presque toujours : l’urgence, un petit montant à régler immédiatement, et un lien vers une page de paiement. Aucun organisme officiel ne réclame un paiement par lien envoyé par SMS.
Un QR code peut-il être dangereux ? Oui : un QR code peut rediriger vers une fausse page de paiement. Vérifiez toujours l’adresse du site affichée après le scan avant de saisir une information. Dans l’application Nirio, le scan d’une facture n’ouvre aucun site.
Où signaler une escroquerie en ligne ? Au 33700 pour un SMS, sur Perceval pour une fraude à la carte, sur internet-signalement.gouv.fr pour un site frauduleux. Le dispositif cybermalveillance.gouv.fr accompagne les victimes.